Raid Buggy : Ouarzazate vers l’Erg Chegaga
Toute la descente, en buggy
Depuis Ouarzazate, le pays s’abaisse vers le sud et ne s’arrête plus jusqu’à devenir le Sahara. La plupart des voyageurs franchissent cela en une journée, endormis à l’arrière d’une voiture, et arrivent sans avoir le sentiment d’être allés quelque part.
Voici la version où vous pilotez chaque kilomètre, et où la géographie arrive une étape à la fois.
Premier jour, Ouarzazate vers Zagora. Soixante-quinze kilomètres jusqu’à Agdz par le Tizi n’Tinififft, où la route bascule au col et où le Drâa s’ouvre en dessous d’un seul mouvement. Puis quatre-vingt-dix kilomètres de descente jusqu’à Zagora, en empruntant les pistes qui longent la palmeraie plutôt que le goudron, devant des ksour de terre battue encore habités. Nuit en kasbah dans la vallée.
Deuxième jour, Zagora vers l’erg. Quatre-vingt-dix-huit kilomètres jusqu’à M’Hamid par Tamegroute et Tagounite, là où la palmeraie finit par céder. Puis les soixante derniers kilomètres, où le goudron s’arrête pour de bon : hamada, dunes de Lehoudi, et l’Erg Chegaga.
Vous atteignez le camp en fin d’après-midi du deuxième jour, ayant vu une vallée fluviale devenir un désert à vitesse de pilotage.
Comment le raid est conduit
Des buggies biplaces côte à côte, arceau de sécurité et harnais. Pas des quads. Aucune expérience préalable n’est nécessaire, seulement un permis, mais c’est le plus exigeant de nos trois raids et il récompense ceux qui veulent deux journées pleines au volant.
Un guide ouvre, un mécanicien ferme, tous deux de la vallée. Un 4x4 parcourt tout l’itinéraire avec l’eau, les pièces, l’outillage et la trousse médicale, et il transporte vos bagages, qui rejoignent chaque chambre avant vous.
Six buggies, c’est le maximum. Au-delà, le groupe s’étire et ceux de derrière passent deux jours dans la poussière.
Les deux déjeuners sont dressés sur des tapis, à l’ombre, avec de l’eau fraîche et de vraies assiettes. Sur un raid de deux jours, les arrêts comptent autant que le pilotage.
Trois nuits, et le camp est à vous
Pendant les trois nuits qui suivent votre arrivée, le camp appartient à votre groupe. Huit tentes, chacune avec sa salle de bain, aucun autre groupe qui surgit au milieu du dîner.
Après la nuit tombée. Un télescope et un astronome, qui suivent votre curiosité plutôt qu’un programme, sous un ciel Bortle 1, la classification la plus sombre qui existe. Ensuite un feu, et le plus souvent des musiciens berbères autour.
En plein jour. Le pain cuit sous le sable, le sandboard sur les faces raides, une marche avec des guides nomades qui s’orientent à la forme des dunes et au vent, et une sortie à dromadaire calée pour vous placer sur une crête quand le soleil s’en va.
Après deux jours de pilotage, la plupart des groupes prennent la première journée complète au camp très lentement. C’est exactement à cela qu’elle sert.
Pourquoi c’est sur devis et non tarifé
Le nombre de buggies, le nombre de pilotes par machine, la saison, la kasbah retenue pour la nuit dans la vallée, et le fait de piloter ou non le retour font bouger le chiffre. Nous mettons l’ensemble par écrit, dans un seul document, avant tout versement.
Dites-nous vos dates et combien vous êtes.